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Louis Epaulard, co fondateur de Leon Flam

LE REGARD DE...

Léon Flam est-il un personnage réel?
Mais oui ! C’était un maroquinier qui a vécu dans les années 20, qui fabriquait les sacs comme un artisan, à la commande. Il était basé à Paris, rue St Martin. La marque a existé pendant une dizaine d’années, puis le fondateur est parti aux Etats-Unis pour monter d’autres business. Léon Flam était l’arrière grand-père de mon associé, Guillaume Gibault.
L’histoire est amusante, pendant un déménagement, il est tombé sur des photos de lui. Il a trouvé le nom fantastique. Et a tout de suite gambergé sur l’histoire qu’il pouvait créer avec. On a ensuite découvert qu’il faisait des sacs. Nous étions tous les deux convaincus du potentiel de cette marque. C’est l’histoire qui a drivé la volonté entreprenariale et la création de marque.

Que suscite-t-elle chez vous?
Dès le début, l’imaginaire que l’on pouvait avoir sur les héros de l’aéropostale pour lesquels certains sacs étaient fabriqués. Des hommes qui étaient prêts à risquer leur vie pour transporter du courrier.
Ce sont tous les liens entre les humains et l’esprit de camaraderie qui transpirent.
Aujourd’hui, on conserve ce savoir-faire artisanal français, on capitalise sur les romans d’aventure de Mermoz et de Kessel tout en créant la marque de demain qui va être un des leaders de la maroquinerie pour homme.

Vous vous targuez d’une fabrication en France. Mais est-ce possible ?
Mais oui ! Nous avons notre usine en France, dans l’Indre. Et trois personnes y travaillent. L’idée est de grimper à 20 en 3 ans. Il faut savoir qu’on a un savoir-faire extraordinaire en matière de maroquinerie grâce à Louis Vuitton, Chanel et Hermès. Ils font en sorte que cela reste branché de faire de la maroquinerie ! Ils ont créé un pôle d’excellence sur ces secteurs. Il faut réussir à faire en sorte que les artisans se projettent dans une marque qui est en train de s’installer.

Quelle est ton idée, ton regard sur la maroquinerie ?
Très classique, à la française, avec des applications urbaines. Le sac de demain ? Je ne suis pas certain qu’il soit super connecté. On utilise de plus en plus le feutre, mais sinon, pas de changement fondamental sur les matières. En revanche, on constate une raréfaction des cuirs hauts de gamme parce que la demande est forte. Et si on arrive à amener les gens à manger moins de viande, il y aura moins de cuir, donc cela posera forcément la question de nouvelles matières.

Un sac pour voyager ou pour pour frimer ?
Pour voyager. Je pratique souvent le voyage professionnel. Je vois le voyage comme un outil d’ouverture et de curiosité.

Vos sources d’inspiration ?
Je m’inspire de l’architecture du monde entier, des informations visuelles des couleurs à Mexico ou au Japon, de l’architecture, du design coréen…

Ton meilleur souvenir de voyage ?
Cuba. Un petit village préservé au milieu des montagnes et une vue incroyable. Un environnement musical fort, le tout au milieu des montagnes. La vraie réalité, c’est que les gens sont pauvres et ont encore envie de partir. Ils n’ont pas encore conscience de ce qu’il se passe ailleurs.
Je crois que le défilé Lagerfeld n’est qu’une facette de ce pays en ébullition.

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