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Jean Mus

LE REGARD DE...

Il a un petit air rigide et autoritaire. Mais on comprend vite que ce n’est qu’une façade. Jean Mus est tout l’inverse. Un homme délicat, pétri d’humilité dont l’égo ne s’est pas boursouflé au fil des années et du succès. Surtout lorsqu’il fait devant vous une déclaration d’amour aux plantes. Car Jean Mus est devenu l’un des architectes paysagistes les plus en vue du moment. Il vient de terminer le patio du Ritz. D’Abramovitch, aux stars de la croisette, tous s’arrachent les services du cabinet d’architecture paysagiste de ce fils de jardinier.… Dans un arrière-pays drivé par le bling bling et l’argent facile de russes ou scandinaves surfortunés, Jean Mus persiste à travailler avec son cœur. Rencontre touchante avec un poète des jardins.

Comment devient-on jardinier ?
Mon père était chef jardinier chez Francis de Croisset, auteur dramatique. Nous habitions sur sa propriété, je suis donc né dans un jardin ! Je jouais au tennis avec les Rothschild ou les Montebello, c’était une enfance extraordinaire…

Diriez-vous que le métier a changé ?
Etre jardinier aujourd’hui, c’est être marchand de bonheur, de plaisir. Encenser les sens, c’est un acte de générosité. Le métier a évolué mais les gestes restent les mêmes : accompagner les plantes, être les humbles serviteurs d’un jardin, obéir à la nature, car on a trop tendance à l’oublier, c’est elle qui commande.
Jardinier, c’est un métier sensuel. Mais qui nécessite aussi de travailler son imaginaire ! Il faut imaginer à quoi peut ressembler un jardin dans plusieurs années. Certains clients me demandent d’ailleurs des jardins pour l’éternité. Car les jardins restent de propriétaires en propriétaires !

Avez-vous vu les souhaits des clients évoluer et comment travaillez-vous ?
Je respecte l’identité du lieu. Il faut qu’il y ait une résonnance entre le lieu, le propriétaire et le jardin. Ensuite, évidemment, les souhaits évoluent. On va vers des jardins plus romantiques, empreints d’une certaine nostalgie. Aujourd’hui le luxe, c’est l’espace.

Quelles sont vos sources d’inspiration ?
Les voyages et les odeurs bien sûr. Je viens d’un pays qui s’appelle Grasse et qui est la capitale du parfum. Les odeurs sont des émotions. J’achète mes oliviers en Palestine, je m’inspire de la lumière et de la douceur de la Toscane… un voyage sur la côte Ouest a déclenché quelque chose sur les espaces et généré des perspectives différentes dans mon travail…
Je retourne toujours dans les jardins que j’ai créés. C’est un bébé que l’on a mis au monde avec un propriétaire qui devient souvent d’ailleurs un ami… !

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