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François Fontaine, photographe, coloriste de l’instant, amoureux de l’Asie

LE REGARD DE...
Il a l'Asie dans la peau. Ses photos sont une ode au voyage. MyMoonSpots a rencontré François Fontaine, qui photographie comme "un fantôme qui passe". Magique.
– Quelles sont vos sources d’inspiration? 
Je suis un photographe-voyageur.
Lors de mes premiers voyages mes sources d’inspiration étaient l’art – je suis Docteur en Histoire de l’art -et la littérature.
Les romans de Duras, Loti, Segalen, Genet et Cocteau ainsi que les récits des écrivains-voyageurs (Maillard, Schwarzenbach, Bouvier, David-Néel) m’inspiraient beaucoup.
L’art indien me fascinait (architecture et sculpture bouddhiste et hindoue, miniatures mogholes), les estampes japonaises (mon père, officier de marine, a vécu au Japon en 1950), la photographie vernaculaire orientale.
Aujourd’hui mes sources d’inspiration sont essentiellement picturales et cinématographiques. Mes séries actuelles sont davantage des voyages imaginaires.
– Pourquoi la photographie?
Je suis un homme d’images et ma mémoire est photographique.
Le meilleur moyen pour transcrire et représenter les impressions, les émotions ressenties lors des mes voyages au long cours.
– Quels sont les pays d’Asie qui vous touchent le plus en pourquoi?
Le Japon pour son art de vivre et la beauté de ses paysages. L’Inde pour sa spiritualité et son art incomparable. La Péninsule indochinoise pour ses fleuves et sites majestueux. La Chine pour ses parfums et sa vie nocturne ensorcelante.
– En quoi la photographie permet-elle de faire ressentir un pays et ses bouleversements sociétaux?
La photographie est à la fois un témoin et un miroir de nos sociétés. Ce qui m’intéresse est de capter les moments de transition, lorsqu’un pays change, se transforme et oscille entre tradition et modernité. Et en Asie cela a été très fort dans les années 90-2000. Ma manière de faire ressentir photographiquement un pays est plutôt subtile car mes images sont oniriques et intemporelles, parfois traversées d’un symbole contemporain. Le fil rouge de mon travail photographique étant depuis trente ans la mémoire dans toute son acception du terme.
– Comment réussissez-vous à capter une émotion ?
C’est la rencontre du mental et de l’affect. Le plus souvent un instant fugace, magique. Je photographie comme un fantôme qui passe. Plus le sujet (personnage, paysage, objet) et son environnement sont fort visuellement et plus la photo a la chance de transmettre une émotion. La lumière, l’intensité des couleurs (je suis un coloriste) et la composition de l’image forment un tout harmonieux qui doit évoquer un moment vécu mais aussi le dépasser, le rendre inoubliable, universel.
– Faut-il avoir la curiosité des autres pour faire ce métier?
La curiosité me semble essentielle pour être photographe, surtout lorsque l’on aime le voyage, l’aventure. La rencontre avec les autres, le partage d’instants rares et émouvants, parfois intimes, sont souvent source d’une grande inspiration.
– Votre souvenir de voyage le plus intense?
En 1991, lorsque j’ai visité pour la première fois la cité d’Angkor et ses statues de pierre au sourire indéfinissable. Un choc esthétique et émotionnel inoubliable.
Crédit photos : François Fontaine / Agence VU

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